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DIESEL OU ESSENCE ?

visuel DIesel ou Essence

Face aux enjeux environnementaux et à la pression accrue des pouvoirs publics, le diesel est montré du doigt. Au point de remettre en cause sa “suprématie” au cœur des flottes automobiles au profit de l’essence ?

Longtemps favorisé par des coûts de carburant inférieurs et une fiscalité avantageuse, le Diesel occupe une place importante dans le parc automobile français. Mais désormais alimenté par un important buzz médiatique, l’enjeu de son, leadership est d’envergure. Quels sont les leviers qui tentent de renverser la tendance ?

Fiscalité

Depuis le 1er janvier, la loi de finance 2017 appuie le fait qu’une motorisation essence peut s’avérer plus avantageuse en terme de TCO dans le cas d’un faible kilométrage.  

En effet, les entreprises peuvent désormais déduire 10% de la TVA sur l’essence qu’elles acquièrent pour l’usage de leurs voitures particulières.

Cette loi a également prévu une hausse progressive de ce taux sur 5 ans pour atteindre les 80% en 2021 pour le VP et 100% en 2022 pour les VU.

Transformation sociétale

Le rééquilibrage programmé du diesel ne repose pas uniquement sur la contrainte fiscale. Un autre paramètre est entré en jeu. Les grandes agglomérations françaises et européennes souhaitent interdire la circulation des véhicules à moteur diesel. Les entreprises doivent ainsi réfléchir à la conception d’un “mix énergétique” de leur flotte automobile en fonction des autorisations de déplacement dans certaines villes (zones urbaines à faibles émissions).

Chiffres de marché

Les parts de marché des différentes énergies ont poursuivi leur évolution au sein des flottes. Fin août, sur huit mois, l’essence s’établissait à 11,2 % du total des immatriculations de VP et de VUL (57 119 unités, +4,7%), tandis que l’électrique atteignait  1,4 % de part de marché, avec 6 944 immatriculations (+19.6%). Quant au diesel, sa part de marché s’inscrivait à 85 % (432 325 unités, -0.4%).

Les immatriculations de véhicules hybrides sont en progression de 18,4 % sur huit mois (11 419 unités), pour une part de marché de 2,2 %. Les hybrides rechargeables connaissent une croissance forte de 43 % sur la même période. 

Source OVE

Enjeux pour les flottes automobiles

Loueurs et gestionnaires de parc regardent de près cette transformation du marché. Comment doivent-ils se positionner ?

L’avenir reste incertain, des études montrent des tendances opposées. Une étude KPMG, portant sur l'industrie automobile, révèle que 53% des décideurs de l'industrie estiment que le “diesel est mort“. Selon une étude du Corporate Vehicle Observatory (CVO), la baisse serait beaucoup moins significative : la part du diesel dans les flottes auto passerait de 95% aujourd’hui en France à 79% d’ici 5 ans.

Pour Arval, l’important est de proposer la motorisation la plus adaptée aux besoins de ses clients. Le véhicule essence peut se révéler avantageux en terme de TCO dans le cas d’un kilométrage annuel faible et sur certaines catégories (micro citadines, citadines et berlines). En effet, pour un kilométrage inférieur à 20 000 km, une motorisation essence peut présenter un TCO moins élevé qu’un véhicule diesel.

En parallèle, l’augmentation de la part du véhicule essence sur le marché de l’occasion permet  d’obtenir des valeurs de revente attractives. Cumulé à l’évolution de la fiscalité, le véhicule essence devient pertinent dans certains cas pour les flottes automobiles.  Le choix entre les différentes énergies repose donc sur plusieurs facteurs, c’est pourquoi Arval accompagne et  conseille ses clients sur le mix énergétique adapté à la flotte de chacun.