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Déconfinement : vers un retour en force du vélo

Déconfinement : vers un retour en force du vélo

Actualités marché
Jeudi, 28 mai 2020
vélo en ville

« Rien ne sera plus jamais comme avant ». Cette assertion martelée par tout à chacun, en prévision du déconfinement, s’imposait en tout cas pour les transports ce lundi 11 mai. Les Français ont majoritairement plébiscité la voiture et le vélo – parfois au détriment des transports publics – sans doute par crainte d’éventuels cas de contamination, dans des espaces où les distanciations sociales sont parfois difficiles à respecter, malgré les dispositifs prévus par les opérateurs de transport (marquage au sol, gel hydroalcoolique dans les stations, sièges libres obligatoires).

Si le véhicule s’est imposé comme une évidence, il n’y a pas eu de phénomène de bouchons interminables, comme ce fut le cas en Chine au premier jour du déconfinement. Ceci s’explique aussi du fait que le télétravail reste encore très largement la norme dans les entreprises, conformément aux recommandations de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Mais cette reprise s’est aussi traduite par le retour en grâce du vélo. Simple tendance post Covid-19 ou véritable mue des utilisateurs de services de transport ? Il est encore trop tôt pour le dire. Cependant, le ministère des Transports, a œuvré en faveur du vélo, qui s’inscrit dans une logique de distanciation sociale, à l’inverse des transports collectifs (bus, tram, métro) qui faciliteraient selon toute vraisemblance, la propagation d’une deuxième vague.

Néanmoins, si le vélo a le vent en poupe, plusieurs associations et fédérations de cyclistes, ont alerté sur la nécessité d’assurer des conditions optimales pour ce mode de déplacement. Par conséquent, la priorité est de sécuriser les voies cyclables aménagées à la hâte, de fournir des itinéraires clairement signalisés pour assurer la sécurité des migrations pendulaires (domicile-travail), et ainsi permettre aux usagers de se repérer rapidement. Enfin, l’objectif sera aussi de garantir des places de stationnement, encore trop insuffisantes.  

Partout dans le monde, les métropoles s’organisent. De Bogota (Colombie), à New-York (Etats-Unis) en passant par Bruxelles (Belgique), les métropoles pratiquent « l’urbanisme tactique ». Elles œuvrent au réaménagement de l’espace public afin d’influencer les changements de comportements des citoyens. Ce mouvement se traduit très concrètement par des aménagements de pistes cyclables temporaires et des élargissements de trottoirs pour les piétons.

En France, Montpellier ou encore Grenoble font figures d’exemple en la matière, et Nice est sur le pont, avec une promesse de 60 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires d’ici peu. À Paris, les pistes cyclables fleurissent elles aussi, puisque la ville a promis 50 kilomètres de « coronapistes » dans les 5 semaines à venir.

Aussi, depuis l’annonce du déconfinement, les fabricants de vélos et les spécialistes de la mobilité ont constaté un boom des ventes. Une tendance qui se confirme également compte tenu du nombre de demandes financières enregistrées, pour l’achat de vélos à assistance électrique.

C’est donc un bonne nouvelle pour le vélo, à l’heure où les Français affirment vouloir pratiquer davantage d’exercice physique après plusieurs semaines de confinement. Selon un sondage Odoxa pour RTL et Groupama, 43% des Français déclaraient vouloir faire du vélo et 75% pratiquer la marche à partir du 11 mai. (lien vers le sondage). Reste à savoir si la bicyclette bénéficie uniquement de l’effet « beaux jours » ou si elle s’imposera comme une réelle alternative dans le quotidien des Français.