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L’avenir, avec ou sans, voiture

L’avenir, avec ou sans, voiture

Actualités marché
Vendredi, 6 décembre 2019
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Nouvelles énergies, nouvelles mobilités, nouvelles règles et fiscalité étaient ainsi au cœur des Conférences plénières et des quinze ateliers pratiques permettant de balayer les multiples évolutions réglementaires en cours.
Voici en cinq points, comme si vous y étiez, ce qu’il ne fallait pas manquer durant ces deux journées riches et animées….

• Stabiliser l’environnement réglementaire de l’automobile

« La voiture n’est pas un jouet » et il est urgent de stabiliser les règles fiscales pour permettre aux gestionnaires de parcs de faire leurs choix d’énergie et de véhicules en parfaite connaissance de cause. Conscients que « l’avenir risque d’être de plus en plus lourd fiscalement pour les entreprises, les entreprises aspirent légitimement à obtenir les bonnes informations et suffisamment en amont », rappelle Aymeric Scheidecker, directeur des ventes entreprises chez BMW Group France.
Il en va ainsi, par exemple, de la norme WLTP, qui entrera en vigueur (sauf contre-ordre de dernière minute) le 1er mars 2020. Elle aura pour conséquence de renchérir le niveau des émissions de CO2 des véhicules et d’introduire dans la fiscalité une nouvelle grille de Malus.

Pour les entreprises, cette nouvelle norme pose de nombreuses questions et conduit à un certain attentisme de leur part. Faut-il renouveler de suite les véhicules ou au contraire attendre ? Comment intégrer les options sans craindre d’augmenter le niveau de CO2 ? Toutes auront-elles le même impact ou certaines seront-elles plus émettrices que d’autres ? Il ressort des multiples échanges entre gestionnaires et intervenants que le pneu est sur le banc des accusés, mais qu’un toit ouvrant ou un attelage auront aussi des impacts à la hausse. 

• Quelles énergies choisir ?

Electrique, Essence, Hybride, Diesel…. quelle énergie mettre dans son moteur ? De moins en moins facile de répondre à cette question. « Les clients n’ont pas forcément les mêmes critères d’analyse pour faire leurs choix, insiste François Piot, président de l’Arval Mobility Observatory. Certains mettront en avant le TCO, d’autres la satisfaction de leurs conducteurs, d’autres encore leurs engagements en matière de RSE ».

Connect Fleet François Piot

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme le reconnait Frédéric Lopes, Country sales manager chez Jato Dynamics, la norme WLTP n’est pas une très bonne nouvelle pour les véhicules essence, qui vont être plus impactés que les autres motorisations en termes d’émissions de CO2. Sur 8000 versions de VP commercialisées, à terme, seules 25 % échapperont au Malus, explique-t-il. Une situation prévisible pour les experts automobiles présents à Deauville et qui aura des conséquences pour les engagements RSE des entreprises: en basculant massivement du Diesel vers l’essence, il fallait s’attendre à ce que les émissions de CO2 restent à un niveau élevé puisque l’essence émet plus de gaz à effet de serre que le gazole.
De là à dire que les intentions d’achat de Diesel repartent à la hausse, il n’y a qu’un pas, qu’Eric Guenebaut, Responsable VR-TCO chez PSA Corporate Sales France, n’hésite pas à franchir. Un retour à une certaine forme de rationalité, selon lui, liée à l’analyse plus fine des usages des véhicules pour adopter les bonnes motorisations.

• Et l’électrique dans tout cela ?

L’avenir sera à l’évidence électrique, mais à condition de prendre quelques précautions, prévient François Piot. « L’électrique, c’est vertueux en France ou en Norvège à cause du nucléaire et des énergies alternatives. C’est une catastrophe en Chine à cause de l’électricité produite à partir du charbon », ajoute-t-il.

Autre enjeu de taille, le développement des réseaux de bornes de recharge et des stations de recharge. Pour Cécile Goubert, Secrétaire générale de l’Avere, « la gestion de l’itinérance du véhicule électrique est bel et bien en marche avec l’accélération des installations ». Mais certains gestionnaires de parcs présents à Deauville estimaient que les choses n’avancent pas assez vite, surtout en zones rurales, même si la France affiche aujourd’hui un ratio de 1 point de charge pour 7 véhicules. Un constat assumé par Jean-Marc Prince, Directeur chez VW Group Fleet Solutions, selon qui, « on a besoin d’avoir un maillage territorial plus important dans les petites communes et plus généralement les collectivités ».

• Quel rôle pour le collaborateur ?

Dans la transition énergétique qui s’annonce et avec l’avènement de nouvelles formes de déplacements, « le collaborateur/conducteur sera au centre du verdissement des flottes », pense Daniel Vassallucci, CEO d’Optimum Automotive. Dès lors, avec l’arrivée du WLTP, le renchérissement du coût de certains véhicules et de la refonte attendue de certaines car-policies, « les collaborateurs vont sans doute être impactés. Que sont-ils prêts à supporter ?», s’interroge Yann Guillaud, Associé et analyste en flotte automobile chez Euklead. Si les gestionnaires de parcs envisagent réellement de baisser les niveaux des véhicules, la voiture de fonction revêtira-t-elle demain, le même côté statutaire et suscitera-t-elle le même engouement?

Connect Fleet invités


• Comment envisager les nouvelles mobilités ?

Déployer de nouvelles mobilités dans une entreprise, cela ne s’improvise pas. « Beaucoup de gens aimeraient faire autre chose qu’utiliser leur voiture, mais ils ne savent pas comment s’y prendre », explique Eric Prud’homme, le directeur régional délégué de l’Ademe Normandie.

Il y a effectivement des questions de base à se poser : qu’est-ce qu’un besoin de mobilité, quels sont déplacements essentiels dans la vie de tous les jours et dans un cadre professionnel ? 
« Optimiser la flotte et introduire de nouvelles mobilités, c’est aussi s’intéresser au bien-être des salariés », prévient Paola Felcaro, Procurement Regional Category Manager EMEA chez Schneider Electric, qui a expérimenté l’autopartage à grande échelle en France, à Paris et Grenoble. Au final toutes ces évolutions, même les plus inconfortables pour l’automobile, ne devraient toutefois pas remettre en cause la place de celle-ci dans la société. « Même les plus ultras ne croient pas à la disparition de la voiture. Mais c’est vrai qu’elle va devoir s’adapter. Le changement de comportement n’est pas un problème si on sait l’organiser et l’encadrer. Toutes les nouvelles mobilités apportent un sentiment de liberté, mais elle ne sont pas non plus synonymes de ’faire n’importe quoi », souligne Laurent Hecquet, Directeur général de l’Observatoire des experts de la Mobilité.

Les quatre roues vont donc devoir apprendre à cohabiter avec les deux voire trois roues, dans l’espace public, pour la liberté de circuler de chacun.

Arval Mobility Observatory