Le MaaS, pour quels benefices ?

Le MaaS, pour quels benefices ?

Actualités marché
Jeudi, 18 février 2021
Homme avec un portable

Arval Mobility Observatory

Dans un contexte où il faut réduire la place de l’automobile, fluidifier le trafic et les embouteillages, diminuer les émissions de gaz à effet de serre, le MaaS* (*«Mobility-as-a-Service ») peut constituer un outil précieux pour les entreprises et les collectivités locales.

Le MaaS est en effet un concept qui fait de la mobilité une « commodité » pour le citoyen, en proposant à partir d’une plateforme unique et d’un abonnement, l’accès à un large éventail de solutions de déplacements : offres des transports publics (bus, tramways, métros, trains), solutions déployées par des opérateurs privés (voitures avec chauffeur, options de covoiturage, services d’autopartage) et des outils de déplacements variés (vélos, trottinettes et autres scooters électriques). Et pour répondre aux besoins des utilisateurs, ces plateformes intègrent de l’information voyageur en temps réel, un calculateur de parcours, la billetterie et le paiement.
 

QUEL EVENTAIL DE SERVICES ?

L’éventail de solutions de déplacements est très large. L’abonnement mensuel à un MaaS peut fournir une solution d’accès illimité aux transports en commun (bus, métro, train). Il peut également proposer des forfaits de covoiturage ou d’autopartage, mais aussi donner accès à des heures d’utilisation de vélos ou de scooters, ou encore à des kilomètres de trajets en voiture avec chauffeur.
 

QUEL INTERET POUR LES USAGERS ?

Le MaaS peut tout simplement devenir « LA » solution pour les usagers qui ne conduisent plus ou qui n’ont pas de voiture. Dans les zones rurales, où la voiture reste souvent indispensable, le MaaS peut jouer un rôle essentiel en diminuant les distances entre les territoires grâce à son rôle de « fédérateur » des différentes solutions de déplacements qui existent localement.

S’il est bien conçu, le MaaS rime également avec « simplicité ». Plutôt que de s’adresser à une multiplicité d’opérateurs, l’usager d’un service de MaaS a accès à un « tout-en-un ». De son côté, le prestataire du MaaS a souscrit des abonnements auprès de fournisseurs de services (trains, tram, RER, bus, taxis, voitures avec taxis, opérateurs de solutions mutualisées), qu’il revend ensuite via son application à l’usager final. 

A terme, la standardisation d’une API (interface de programmation) permettra peut-être d’interconnecter les systèmes d’informations des divers acteurs de transport de deux services MaaS, de façon à obtenir leur interopérabilité entre deux bassins de vie, entre deux régions ou entre deux communes. Et ainsi permettre aux usagers de profiter des avantages de la plateforme au sein de plusieurs zones géographiques.
 

OU EN SONT LES TERRITOIRES ?

La liste des régions intéressées par le MaaS s’allonge : Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France, Île-de-France. Comme Autorités Organisatrices de Mobilités (AOM), elles peuvent en effet s’appuyer sur leurs réseaux de transport public (bus, tram, TER…) et sur la carte d’abonnement voyageur, pour donner accès à des bouquets de transport associant public et privé. Ile-de-France Mobilités intègre ainsi dans son pass Navigo du vélo, du covoiturage domicile-travail, en attendant des scooters électriques en accès libre.

Les villes s’activent elles aussi pour lancer leur application MaaS. C’est le cas de Saint-Etienne, Mulhouse, Lyon, Annemasse, Rouen, Grenoble, Dijon et bientôt d’Aix-Marseille, Angers, Brest ou Amiens.

 

Quant aux entreprises, elles suivent avec attention ces différents développements et sont à l’écoute de toute initiative susceptible de faciliter les déplacements de leurs collaborateurs, notamment en agglomérations.