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Prévention des risques routiers et addictions

Prévention des risques routiers et addictions

Actualités marché
Lundi, 10 février 2020
téléphone au volant

D’après les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 2018 avait marqué un véritable point de rupture en matière de sécurité routière. D’après les données officielles, en effet, l’année 2018 mit fin à quatre années de hausse globale de la mortalité sur les routes en métropole. Une véritable baisse record dans l’histoire.   

Cette tendance s’est confirmée pour l’année 2019, puisque début février, le ministère de l’Intérieur, communiquait officiellement le chiffre de 3 239 décès en France métropolitaine, soit neuf morts de moins qu’en 2018. Pour le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ces « chiffres historiquement bas » sont le fruit d’une politique résolument volontariste. Pas de doute, pour le gouvernement, cette stabilité du taux de la mortalité sur les routes est liée à des mesures défendues bec et ongles jusqu’à mi-2018 par la majorité, comme l’abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires. Au total, 336 vies auraient été sauvées grâce à cette mesure, dont certains départements peinent encore à reconnaître les bénéfices, jusqu’à vouloir s’y soustraire totalement, à l’image du Cantal ou de la Lozère.

A l’inverse, dans certains départements d’Outre-Mer, où cette limitation de vitesse à 80km/h n’est pas effective, les chiffres font état d’une augmentation de la mortalité routière avec 254 décès (+5,8%).

Pour Emmanuel Barbe délégué interministériel à la sécurité routière « la mise en place de cet abaissement de la vitesse à 80km/h sur les routes secondaires représente dans 75% des cas, une perte de seulement 1 seconde par itinéraire » et d’y voir un simple prétexte pour libérer la polémique politicienne. Alors qu’il intervenait à Flotauto, lors de la journée mondiale sans téléphone (6 février), Emmanuel Barbe a aussi insisté sur l’impact de l’usage du téléphone au volant ou des distracteurs. Car selon le baromètre de la MAIF et l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) en 2019, un Français sur deux déclarait utiliser son mobile en conduisant, alors qu’ils étaient déjà 46% à répondre positivement à cette même question en 2018. Or les chiffres sont sans équivoque quant aux risques encourus, puisqu’en moyenne, répondre à un mail, lire un texto ou prendre connaissance de ses notifications multiplie par 23 le risque d’accident. Enfin, aujourd’hui, 1 accident corporel de la route sur 10 serait lié à l’utilisation du téléphone en conduisant.

Pour les entreprises, la sécurité routière reste un enjeu de taille auprès des collaborateurs, qu’elle soit liée à l’usage du téléphone, la prise de substances illicites ou à l’alcool. Peggy Denaes, coordinatrice sécurité au sein du Réseau SNCF, est revenue sur différents leviers d’actions déployés au sein de son entreprise, afin de prévenir les comportements à risque au volant. Et de préciser que « plusieurs initiatives ont été mises en place au sein du Réseau SNCF. Nous avons désormais une charte d’utilisation des véhicules qui proscrit le recours à des substances illicites ou à certains médicaments incompatibles avec la conduite », même si elle reconnaît que ces sujets peinent encore à trouver leur place dans le monde de l’entreprise. Toujours selon Peggy Denaes « le rôle de l’entreprise est aussi bien en amont qu’en aval ; elle doit faire de la prévention mais aussi prendre en charge le risque lorsque celui-ci est détecté et mettre en place un processus de dépistage, voire s’assurer d’un suivi médical régulier ».  

Même constat pour Vincent Leroux, directeur achats et logistique du Groupe Qualiconsult, spécialisé dans le contrôle de bâtiments, équipements et infrastructures dont la flotte en LLD représente 2 000 véhicules, principalement des véhicules de fonction. Pour lui, « le top management a un rôle primordial à jouer en termes de sensibilisation ». En tant qu’employeur engagé dans la prévention et la gestion des risques au volant, le Groupe Qualiconsult a signé la charte des 7 engagements qui encadre les déplacements professionnels de ses collaborateurs. Parmi ces 7 engagements, il est question de formation à la sécurité routière, de limitation des conversations téléphoniques ou encore de sobriété au volant.

Mais ces risques routiers ne sont pas circonscrits à la seule voiture. Face à l’essor de l’utilisation des deux roues (scooters, vélos, trottinettes), à l’explosion des mobilités douces intégrées dans les flottes d’entreprise, il est essentiel de ne pas réduire le risque routier à une approche totalement car-centric. En 2019, la baisse de la mortalité a profité à certains usagers, à l’exception des cyclistes (284 morts) soit 9 morts de plus par rapport à 2018. Même tendance pour les trottinettes (électriques ou non), avec au total 11 morts recensés pour l’année 2019, première année au cours de laquelle ce chiffre a été mesuré.

Le risque routier se transforme finalement à mesure que les modes de déplacements alternatifs voient le jour. Celui-ci est donc protéiforme et oblige les entreprises à réfléchir à de nouvelles solutions de prévention, en phase avec les usages technologiques, l’offre foisonnante de moyens de déplacements ainsi que les addictions nouvelles. De ce fait, une politique de prévention du risque routier en entreprise n’a d’autre choix que de s’inscrire dans un temps long. En complément d’une politique RH qui inclue ce risque, certains outils à l’image de la télématique ou des formations à la prévention du risque routier sont stratégiques pour les gestionnaires de flotte en entreprise.

Fort de ce constat, de nombreux loueurs ont mis en place un panel de solutions visant à mieux encadrer le risque. Grâce à des données stratégiques permettant de dégager des typologies de comportements de conduite (télématique) ou encore via des modules de formations sur la sécurité routière.