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VivaTech : Quel contexte pour l'implantation du véhicule électrique ?

VivaTech2019

Vers la transition énergétique et écologique pour 2050

En France, si le Plan Climat a d’abord soulevé de nombreuses polémiques avec son ambition de neutralité carbone à l’horizon 2050, synonyme de fin des ventes de véhicules thermiques d’ici 2040 ; les temps ont changé. La filière automobile, également sous la pression de l’Europe qui a fixé un objectif d’émission moyenne de 95g de CO2/km en 2021, est désormais engagée dans le déploiement de véhicules plus propres.

Dans l’obligation de trouver des mobilités propres pour circuler, et ce, dans une double perspective de santé publique et de lutte contre la pollution, c’est bien le véhicule électrique que les pouvoirs publics placent en tête. Mais, pour s’aligner avec les objectifs annoncés dans le contrat stratégique de la filière automobile, signé avec le gouvernement en mai 2018, l’industrie automobile doit encore faire progresser le véhicule électrique, tant en matière d’autonomie que de coût d’usage. Pour mémoire, la filière s’est engagée à une multiplication par cinq des ventes de véhicules 100% électriques (600 000 véhicules zéro émission et 400 000 modèles hybrides rechargeables, soit un parc total d’un million de véhicules à batterie) et la mise en place de 100 000 bornes de recharge d’ici 2022.

 

Les principaux engagements du Plan Climat

En vue de poursuivre le programme du véhicule à faible empreinte environnementale, l’engagement est double : d’une part, les constructeurs doivent veiller à développer leur offre de véhicules électrifiés (électriques et hybrides rechargeables), tout en s’assurant de l’attractivité de cette offre.

Quant au gouvernement, il doit s’engager à maintenir un cadre juridique et financier favorable à l’installation de bornes de recharge (droit à la prise et au pré-équipement des parkings). Le contrat stratégique invite également à faire émerger une offre industrielle française et européenne dans le domaine des batteries. Sans oublier un cadre favorable à l’achat ou à la location de véhicules électriques ; en ce sens, le bonus pour les véhicules électriques sera maintenu au moins jusqu’en 2022.

De fait, la transition énergétique ne sera en bonne voie qu’à travers le bon respect des multiples engagements pris dans le cadre des Accords de Paris et du Plan Climat. Aujourd’hui, des réflexions sont en cours sur la possibilité de promouvoir également le développement des véhicules hybrides rechargeables. De quoi prendre en compte la diversité des usages en combinant plusieurs actions de front.


Le prix pour les particuliers déterminant de l'évolution du marché

Avec les multiples innovations simultanées, les contraintes techniques liées aux véhicules électriques, notamment au niveau de leur autonomie, sont en passe d’être levées. À titre d’exemple, depuis début 2017, la Renault Zoé peut atteindre jusqu’à plus de 300 kilomètres d’autonomie en usage réel. Toutefois, même si le véhicule électrique représente une réelle opportunité de marché, il ne prendra son plein essor que lorsqu’il sera accessible aux ménages à plus faibles revenus. Car pour un particulier, le coût d’usage d’un véhicule électrique reste encore trop élevé face au véhicule thermique.

Selon le rapport de France Stratégie, les subventions à l’achat (bonus/malus en France) sont pour le moment destinées à faire décoller le marché mais peuvent devenir « caduques » une fois que celui-ci aura atteint sa maturité ou pour des raisons de rigueur budgétaire. De fait, les véhicules électriques ne pourront se déployer massivement que sous deux conditions : un réseau électrique capable de garantir la production d’électricité suffisante et surtout, assez puissante ; l’autre, liée aux constructeurs et à leurs aptitudes à concevoir, sous peu, un véhicule dont le coût global pour l’usager serait comparable à celui d’un véhicule thermique.

 

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