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Le TCO Scope 2026 de l’Arval Mobility Observatory confirme une nouvelle fois les avantages économiques à l’usage des véhicules électriques comparés aux véhicules thermiques. Sur le segment des voitures particulières (VP), son avantage se renforce encore. Plus marquant encore, cette 15e édition met en évidence un changement de paradigme côté véhicules utilitaires légers (VUL) : pour la première fois, les versions 100 % électriques deviennent majoritairement plus compétitives que leurs équivalents diesel ou essence.
L’électrique fait la différence pour le VP et le VUL
Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs convergents sur le marché :
• la poursuite de la baisse des coûts d’usage des véhicules électriques,
• l’évolution des pratiques d’achat des entreprises poussées à la rationalisation de leurs flottes,
• la maîtrise des dépenses énergétiques,
• mais aussi l’impact des nouveaux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), dont les modalités ont été renforcées au 1er juin 2026.
Conséquence : pour les VP, on note cette année une baisse globale des PRK (Prix de Revient Kilométrique). Le thermique décroît de 5,6 % sur un an (0,449 € TTC/km). Celui du 100 % électrique diminue de 7,1 % (0,393 € TTC/km) grâce à une fiscalité nettement avantageuse et un coût de l’énergie toujours mieux-disant.
Du côté des utilitaires légers, si le PRK des VUL électriques est en baisse (-3 % à 0,291 € HT/km), celui des VUL thermiques augmente (+12,3 % à 0,319 € HT/km) notamment en raison d’un coût des carburants en forte hausse.
L’électrique confirme son statut de référence économique pour le VP …
En détails, sur l’ensemble des matchs proposés dans la catégorie VP, 16 sur 17 sont remportés intégralement par les versions 100 % électriques. Seuls les modèles GPL ou E85 tirent encore leur épingle du jeu face aux véhicules à batteries.
Par exemple :
- Sur le segment B-SUV, le TCO d’un Peugeot e-2008 est 14,6 % moins important que celui de son équivalent hybride sur une loi de roulage 48 mois / 60 000 km, et jusqu’à 19,9 % sur 48 mois / 120 000 km.
- Sur le segment C-SUV, selon le kilométrage, le TCO d’un Renault Scenic est jusqu’à 17 % plus intéressant comparé à celui d’un Renault Symbioz hybride.
- Sur le segment D, le TCO d’une BMW i4 est en moyenne inférieur de 44 % à celui d’une Série 3 hybride rechargeable (contre 38 % l’an passé).
Et ouvre une nouvelle étape dans l’électrification des flottes utilitaires
Du côté des VUL, grâce au nouveau dispositif des CEE en vigueur depuis le 1er juin 2026, le 100 % électrique arrive cette année à s’imposer en remportant la plupart des matchs. Sur 6 confrontations, 4 donnent même désormais l’avantage aux modèles 100 % électriques sur l’ensemble des lois de roulage. Si des efforts restent à faire pour les grands fourgons, ce changement de paradigme devrait accélérer la transition des parcs d’utilitaires.
Quelques exemples :
- Sur le segment des fourgonnettes, le TCO d’un Peugeot e-Partner est jusqu’à 18 % moins important que celui de son équivalent diesel.
- Sur le segment des fourgons, le TCO d’un Citroën ë-Jumpy est 6,7 % moins important que celui de son équivalent diesel sur une loi de roulage 48 mois / 60 000 km, et jusqu’à 16,6 % sur 48 mois / 120 000 km.
- Sur le segment des grands fourgons, le constat est plus mitigé. À titre d’exemple, le Renault Master e-Tech remporte le match sur la plus forte loi de roulage avec un écart de TCO en sa faveur de 3,6 % par rapport au diesel, et fait jeu égal sur le 48 mois / 100 000 km.
Conclusion, l’électrique gagne ainsi en maturité et en compétitivité, au point de redessiner durablement les arbitrages des gestionnaires de flotte.
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Méthodologie Le TCO Scope 2026 apporte un éclairage concret sur les coûts réels des différentes motorisations. Basée sur l’analyse détaillée des principaux modèles plébiscités par les gestionnaires de flotte, l’étude compare les coûts de financement, d’énergie, d’entretien, d’assurance ainsi que les impacts fiscaux et sociaux afin d’identifier les solutions les plus compétitives selon les usages. Pour calculer les PRK moyens de chaque véhicule et par énergie, le TCO Scope s’appuie sur les statistiques de la société AAA Data en fonction du classement des modèles les plus immatriculés de chaque segment auprès des entreprises. Bien évidemment l’ensemble des éléments de fiscalité applicables à date est pris en compte, tout comme un taux de frais financiers à 7,5 % par an sur quatre ans, le montant du certificat d’immatriculation d’Île-de-France, un coût de l’énergie sur la base du prix moyen du litre observé sur le site du Ministère de la Transition Écologique. Enfin, les remises protocolaires des loueurs sont appliquées, l’option peinture métallisée est ajoutée au prix catalogue et la valeur résiduelle des véhicules a été estimée sur la base des éléments communiqués par les loueurs longue durée ainsi que sur la base des données de l’Arval Mobility Observatory. Il en a été de même pour les coûts d’entretien, les pneumatiques et l’assurance. |
