BAROMETRE DES FLOTTES ET DE LA MOBILITE 2026

Mobilité 24 Mar 2026 , par
Direction Communication France

L’Arval Mobility Observatory France dévoile les résultats du Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026, réalisé avec l’institut Ipsos. Cette enquête a été menée dans 33 pays, auprès de 10 157 entreprises dont 300 en France.

Dans un contexte économique soumis aux incertitudes internationales, aux contraintes réglementaires et fiscales accrues, cette nouvelle édition du Baromètre confirme les engagements des gestionnaires de parcs automobiles en termes de transition énergétique et de mobilité durable pour les collaborateurs.

  1. L’électrification progresse dans les parcs automobiles des entreprises

L’électrification des flottes automobiles françaises se poursuit : 82 % des entreprises interrogées sont déjà engagées dans la transition énergétique de leurs Véhicules Particuliers (VP) ou envisagent de le faire dans les trois prochaines années. Plus concrètement, 67 % disent avoir déjà intégré des véhicules électriques ou hybrides rechargeables (PHEV) dans leur parc. Un chiffre en hausse de 2 points par rapport à 2025 et qui place toujours la France devant la moyenne européenne (42 %).

Concernant plus particulièrement le véhicule électrique (BEV), 53 % des entreprises déclarent l’utiliser ou envisagent de le faire dans les trois ans à venir. La France est là aussi au-dessus de la moyenne européenne (40 %). Elle se place au pied du podium des pays européens les plus engagés dans le tout électrique. Elle est devancée par la Norvège (78 %), la Suède (62 %) et le Royaume-Uni (61 %). Dans le détail, la part des entreprises ayant déjà intégré des véhicules électriques augmente de 3 points cette année à 35 %.

Le recours aux modèles hybrides rechargeables (PHEV) séduit plus de six entreprises sur dix (62 %), une proportion en baisse de 4 points sur un an, mais encore très supérieure à la moyenne européenne (43 %). Comme les années précédentes, la motorisation hybride simple apparaît toujours comme la plus répandue dans les entreprises : 67 % l’utilisent ou envisagent de le faire dans les trois ans à venir. Un résultat là aussi en baisse de 4 points sur l’année mais très au-dessus de la moyenne européenne (42 %).

Du côté des Véhicules Utilitaires Légers (VUL), la transition énergétique est moins rapide : 26 % des entreprises disent avoir recours aux VUL 100 % électriques ou envisagent de le faire à l’avenir. Les grandes entreprises – plus nombreuses à être soumises à une fiscalité environnementale « punitive » – font ici figure de leaders : 37 % disent utiliser des VUL électriques ou l’envisager dans les 3 ans à venir, une proportion en hausse de 10 points sur un an.

Les motivations à l’électrification des flottes sont nombreuses : pour les Véhicules Particuliers, les entreprises mettent en avant un coût de possession inférieur (26 %), la volonté d’anticiper les politiques restrictives (33 %) ou encore le respect des engagements RSE (40 %). Pour les Véhicules Utilitaires Légers, les raisons sont assez similaires : cette année, le respect des politiques RSE prend le pas (36 %) sur la réduction des dépenses de carburant (34 %).

D’ici trois ans, les décideurs d’entreprise estiment que leurs parcs VP seront électriques à 30 % (+4 points en un an). Ce résultat est nettement supérieur à la moyenne européenne (22 %). Le reste du mix énergétique serait composé à 18 % d’hybrides rechargeables et 18 % d’hybrides non rechargeables. L’utilisation des motorisations thermiques recule de 8 points à 33 %. Du côté des VUL, toujours à 3 ans, les entreprises estiment que 15 % de leurs flottes seront 100 % électriques (+4 points par rapport à 2025).

  1. Des politiques de recharge en construction pour lever les freins

Les freins à l’adoption des véhicules électriques restent identiques d’une année à l’autre et portent essentiellement sur les infrastructures de recharge : 8 entreprises sur 10 (81 % pour les VP et 79 % pour les VUL) mentionnent au moins une raison liée à la recharge. Toutefois, ces proportions sont en baisse cette année (-5 points pour les VP et -4 points pour les VUL), notamment en raison d’une meilleure perception de la disponibilité de la recharge publique. En deuxième position vient toujours un coût d’acquisition plus élevé (29 % pour les VP et 30 % pour les VUL), là aussi avec des proportions en légère baisse.

Pour tenter de contenir les budgets et limiter la hausse des coûts, les entreprises n’hésitent pas désormais à revoir leur Car Policy et à optimiser la taille des véhicules proposés. 32 % des décideurs admettent avoir déjà remplacé certains véhicules par des modèles à faibles émissions plus petits et plus accessibles, 56 % ont prévu de le faire dans les trois prochaines années.

Concernant la recharge, le développement de solutions adaptées en entreprise comme au domicile des salariés est la priorité des décideurs : 99 % des entreprises disposent d’au moins une politique de recharge ou en auront une dans le futur, de façon homogène, quelle que soit la taille d’entreprise. Le développement des solutions de recharge sur site fait partie des pistes déjà en place ou envisagées pour 86 % des entreprises. 55 % ont déjà installé des points de recharge sur leur site ou envisagent de le faire dans les 12 mois à venir. Deuxième solution, la recharge publique (ou en itinérance) fait partie de la stratégie de 63 % des entreprises, dont 43 % prévoient une prise en charge des coûts via des cartes « énergies ». Enfin, la recharge à domicile fait partie de la stratégie pour 19 % des entreprises, dont 54 % ont ou prévoient d’équiper leurs collaborateurs d’une borne murale. Aussi, 95 % accompagnent ou prévoient d’accompagner financièrement l’installation d’une infrastructure au domicile de leurs salariés : 49 % via un financement partiel, 24 % par l’allocation d’une somme forfaitaire, et 23 % par un financement intégral.

  1. Un cadre réglementaire « crédible » qui pousse les entreprises à réfléchir

Les mesures réglementaires prises ces deux dernières années en faveur de l’électrification des flottes ont renforcé la crédibilité portée à la transition énergétique. Désormais, seules 39 % des entreprises estiment que le calendrier réglementaire actuel de la transition écologique ne sera pas respecté, un chiffre stable d’une année sur l’autre mais en baisse de 48 points par rapport à 2024.

Cette tendance se confirme dans l’électrification des flottes automobiles qui s’est nettement accélérée en 2025. Les mises à la route de BEV ont fortement progressé (+48,1 %, 135 995 unités) pour une part de marché qui s’est établie à 18,8 % en hausse de 7,2 points sur l’année. Sur les premiers mois 2026, les véhicules électriques restent très plébiscités (+53,02 %) : leur part de marché (VP + VUL) dépasse les 28 % (+12 points par rapport à la même période de 2025).

Aussi, l’application des réglementations à horizon 2030 ne semble pas ébranler l’implication des entreprises françaises dans la mobilité de leurs collaborateurs mais plus de la moitié envisagerait d’autres moyens de la gérer. Si 41 % des répondants se disent prêts à « prendre toutes les mesures nécessaires pour se conformer à une réglementation imposant le 100 % électrique aux flottes de voitures particulières d’ici 2030 », 53 % proposeraient un « crédit mobilité » à leurs employés au lieu d’une voiture de fonction. 6 % pourraient supprimer tous les avantages « mobilité », à moins que ceux-ci ne soient obligatoires.

  1. Des solutions de mobilité toujours bien considérées

En 2026, 93 % des entreprises ont implémenté ou envisagent de mettre en place au moins une solution ou politique de mobilité, en ligne avec la moyenne européenne. D’ailleurs, 84 % des entreprises françaises sont déjà passées à l’acte, une proportion en progression par rapport à 2025, portée par les petites entreprises et supérieure à la moyenne européenne, elle aussi en hausse (77 %).

En termes de politiques de mobilité, la location de courte ou moyenne durée reste la mesure phare (37 %), suivie du budget mobilité (34 %). En ce qui concerne les solutions de mobilité, le covoiturage se renforce (37 %). L’autopartage et les applications pour réserver différentes solutions de mobilité restent des pistes d’intérêt (27 % et 25 % respectivement, au-dessus de la moyenne européenne).

Les politiques RSE (51 %) et l’anticipation des réglementations à venir (35 %) sont des facteurs prépondérants dans la mise en place de solutions de mobilité, plus que la moyenne européenne (44 % et 26 % respectivement). Elles sont suivies de la réponse aux besoins RH (33 %, vs 40 % en Europe en moyenne), les avantages fiscaux (29 %) et l’image employeur (25 %).

  1. Vers une rationalisation des flottes automobiles ?

En 2026, 86 % des entreprises s’attendent à ce que la taille de leur flotte reste stable ou augmente au cours des trois prochaines années, contre 89 % l’an passé. À l’inverse, 12 % envisagent une diminution de leur parc (vs 9 % en 2025).

Si la tendance globale est plus ou moins stable, on observe dans le détail une certaine rationalisation des parcs : la part des grandes entreprises qui envisagent une diminution de la taille de leur flotte est en nette augmentation à 23 % (+15 points en un an). Une tendance d’autant plus observable sur le segment des véhicules particuliers que sur celui des véhicules utilitaires légers, et qui peut s’expliquer par un contexte réglementaire et fiscal considérablement durci. Sur le VP seulement, 20 % des entreprises françaises (29 % des grandes entreprises) estiment que leur parc va se réduire, contre 8 % pour la moyenne européenne. Les perspectives sont un peu plus optimistes pour les Véhicules Utilitaires Légers (VUL), avec 88 % de répondants qui voient leurs flottes croître ou rester stables à trois ans, contre 78 % pour les Véhicules Particuliers (VP).

En parallèle, et sans surprise, la durée de possession des véhicules s’allonge encore : 5,4 ans en 2026, vs 4,9 en 2025 et 4,8 en 2024. L’extension est portée ici autant par les véhicules utilitaires que les voitures particulières. Pour autant, le kilométrage annuel parcouru reste stable.

Dans ce contexte, le Véhicule d’Occasion (VO) a encore du mal à trouver sa place. En ligne avec l’an dernier, seules 17 % des entreprises en France détiennent des véhicules particuliers ou utilitaires d’occasion, contre 41 % en moyenne en Europe. En revanche, le développement potentiel reste très élevé : 62 % des entreprises envisageant d’inclure des VO dans leur flotte, en ligne avec 2025. À noter que la perspective de croissance de la part des VUL d’occasion dans la flotte semble ralentir (47 % en 2026 vs 56 % en 2025), s’alignant avec celle des VP (45 %). Une tendance qui confirme une meilleure dynamique des immatriculations VUL qui décrochent moins (-3,87 %) que les VP (-14,62 %) à fin février 2026.

Enfin, pour le financement du VO dans les flottes, la Location Longue Durée (LLD) s’affirme comme le mode privilégié des entreprises : 44 % des répondants utilisent ou envisagent d’utiliser la LLD pour financer les VO dans leurs flottes, plaçant la France au-dessus de la moyenne européenne (28 %).

Régis Masera, directeur de l’Arval Mobility Observatory et du Consulting d’Arval France, commente : « Le Baromètre 2026 des Flottes et de la Mobilité démontre bien que la transition énergétique des flottes n’est plus une intention, c’est une réalité qui s’accélère. Malgré un environnement économique et réglementaire exigeant, les entreprises françaises maintiennent le cap et intensifient leurs efforts, même si des défis subsistent, notamment autour des infrastructures de recharge et de la maîtrise des coûts. Le passage au 100 % électrique (pour 45 % des sondés) et l’atténuation des coûts TCO (36 %) apparaissent ainsi comme les principaux défis auxquels les gestionnaires de flottes devront faire face dans les trois prochaines années. Face à cela, les entreprises font preuve de pragmatisme en adaptant leurs politiques de mobilité. Cette nouvelle édition confirme ainsi que la mobilité d’entreprise est entrée dans une phase de transformation profonde et durable. »

 

Méthodologie 2026

En France, l’enquête a été menée par l’institut Ipsos entre août et novembre 2025, par le biais d’interviews téléphoniques ou de questionnaires en ligne, auprès de 300 entreprises françaises dont la flotte inclut au moins 1 véhicule (véhicules particuliers ou véhicules utilitaires légers). Le panel est composé de :

•           53 % d’entreprises employant de 1 à 99 salariés ;

•           27 % d’entreprises employant de 100 à 999 salariés ;

•           20 % d’entreprises employant plus de 1 000 salariés.

À propos de L’Arval Mobility Observatory :

Fondé en 2002 sous le nom de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, par BNP Paribas et sa filiale Arval, acteur majeur de la location longue durée de véhicules et spécialiste des solutions de mobilité, l’Arval Mobility Observatory s’adresse à tous les acteurs concernés par les sujets liés au véhicule d’entreprise (entreprises, constructeurs, acteurs publics, presse, etc.). L’Arval Mobility Observatory s’est fixé pour mission d’informer, de former ces acteurs et de réfléchir avec eux sur les évolutions de la mobilité dans les 29 pays où il est implémenté. Optimisation de la gestion des parcs, coûts d’usage, fiscalité, prévention des risques routiers, technologies automobiles, énergies, mobilités du futur, voitures connectées, voitures autonomes, audit de mobilité, etc., aucun sujet concernant le déplacement des collaborateurs d’entreprises n’est étranger à l’Observatoire. L’Arval Mobility Observatory publie de nombreuses études sur ces thèmes, une lettre mensuelle, organise des conférences, et réunit des groupes d’utilisateurs pour mieux connaître leurs besoins et leurs souhaits dans ces domaines.

www.mobility-observatory.arval.fr

À propos d’Arval :

Arval est un acteur majeur de la location longue durée de véhicules et spécialiste des solutions de mobilité créé en 1989, filiale du Groupe BNP Paribas au sein de la division Commercial, Personal Banking & Services. À fin 2025, Arval louait près de 1,9 million de véhicules dans le monde dont plus de 367 000 en France. Chaque jour, près de 8 700 collaborateurs et collaboratrices d’Arval, dont 1500 en France, qui travaillent avec passion dans les 28 pays où l’entreprise est implantée pour accomplir la promesse d’Arval : offrir à tous ses clients - grands groupes internationaux, PME ou ETI, indépendants ou particuliers - des solutions flexibles pour rendre leurs trajets fluides et plus responsables. Arval est le membre fondateur de l’Alliance globale Element-Arval. Les flottes de l’ensemble des membres de l’Alliance représentent près de 4,6 millions de véhicules dans 54 pays. La stratégie RSE d’Arval a été récompensée en obtenant la médaille de platine EcoVadis pour la deuxième année consécutive, ce qui la place parmi le top 1% des entreprises évaluées.

www.arval.fr

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